jeudi 4 août 2011

Comédies d'Asie




THE QUIET FAMILY

Une famille ouvre un hôtel un peu perdu dans la montagne mais personne ne s’arrête chez eux. Aussi, quand les premiers clients sont retrouvés morts au matin, le père prend la décision de taire la chose et de faire disparaître les corps.
Mais on y meurt facilement dans cet hôtel...


The Quiet Family est le premier film de Kim Jee-woon, réalisateur sud-coréen que j’aime beaucoup : A Bittersweet Life, Le Bon la brute et le cinglé et dernièrement J’ai rencontré le diable (dont je parle ici), autant de films qui m’ont scotché devant mon écran.
Déjà dans ce premier long, datant de 1998, son talent de réalisateur est évident. Une caméra en mouvement, des plans sympas et un rythme soutenu viennent appuyer un scénario de comédie noire ou tout s’enchaîne avec une précision millimétrique.
Sorte d’Auberge Rouge sud-coréenne, ce film est très sympa, même si, encore une fois, le jeu et l’humour coréens peuvent en refroidir plus d’un...
A noter au casting : Choi Min-sik (Old Boy, J'ai rencontré le diable) et Song Kang-ho (Memories of Murder, The Host, Le Bon la brute et le cinglé).
Et en plus, il ne dure que 1H40, quand on sait que leur films font généralement plus de 2 heures....










SUMMER TIME MACHINE BLUES

C’est l’été et il fait chaud. Les membres du club de SF de l’université traine autour de leur local avec les deux filles du club photo. Après une bonne partie de base-ball, ils retournent se reposer au local. Mais malencontreusement, ils cassent la télécommande du climatiseur. Le lendemain, alors qu’ils se rendent compte que la télécommande et foutue de chez foutue, une machine à voyager dans le temps apparait dans leur local. Ils n’ont alors qu’une seule idée : revenir à la veille pour empêcher l’accident fatal à la télécommande.

Voilà une petite comédie japonaise rafraichissante (c’est le cas de la dire, vu le contexte) et sans prétention. On ne s’ennuie pas une seconde à suivre les péripéties (et les bêtises) des étudiants concentrés sur cette télécommande sans penser à voyager dans le temps. En effet la machine (copie de celle du célèbre film de Geroge Pal de 1960) peut aller 99 ans dans le passé ou dans le futur.
Le scénario est malin et réussi à éviter les pièges inhérents aux films sur le sujet.
En bref, un petit film sans moyen (les SFX sont très fauchés mais collent très bien à l’ambiance), drôle, vivant. Avec des petits bruitages de jeu vidéo quand les personnages réussissent quelque chose...j'adore !
A voir un jour de canicule...


LUTHER - Série TV






John Luther est un inspecteur qui prend à coeur ses enquêtes mais qui a du mal à gérer sa colère et devient facilement violent. A la suite d’une affaire pour laquelle il est suspendu et qui lui coûte sa femme, il fait une dépression. Après plusieurs mois de repos et blanchi par une commission de discipline, il revient et doit faire face à ses enquêtes en même temps qu’à ses problèmes personnels.

Derrière ce pitch de départ assez classique, le créateur de la série à avoué avoir voulu faire un mélange entre Sherlock Holmes et Colombo. Et de fait, l’inspecteur Luther utilise davantage sa réflexion et sa connaissance de la nature humaine pour mener à bien ses enquêtes que ses muscles, même s’il ne rechigne pas utiliser son imposante stature quand il le faut. Et, comme dans Colombo, le spectateur connait le coupable dès le départ (et parfois même Luther aussi)...

J’ai bien conscience, lecteur, que ça ne sonne pas très excitant... Mais la force de cette série c’est, entre autre, le traitement de ces situations clichées, notamment la relation entre le héros et son ex-femme, qui a bien sûr retrouvé un autre homme entre-temps. De manière intelligente la vie privée du héros vient se greffer sur sa vie professionnelle, en s’y mélangeant, sans jamais faire artificiel ou «hors-sujet».
La personnalité de Luther est vraiment bien exploitée, son côté un peu «borderline» et son air bourru sont magnifiés par l’excellente prestation d’Idris Elba (dans Thor récemment), très charismatique.
Les enquêtes sont menées tambour battant, le suspense est bien présent, amplifié par une ambiance plutôt sérieuse, voire sombre. Le rire n’est pas de mise.
Le double épisode final atteint une tension rarement égalée dans une série TV policière.
L’autre intérêt de cette série réside aussi dans la relation que Luther développe avec Alice, une jeune fille très intelligente et un peu dérangée. Je n’en dis pas plus pour ne pas en dire trop.
Le fait qu’il n’y ait que 6 épisodes dans la saison 1 contribue aussi à resserrer les intrigues et éviter qu’elles se diluent dans du remplissage.

La saison 1 ayant moyennement marché, la saison 2 n’a eu le droit qu’à 4 épisodes (2 épisodes doubles en fait), mais les scénaristes se sont focalisés sur l’aspect purement policier de la série et Luther est devenu un flic comme on en voit beaucoup à la télé. La psychologie du personnage, qui faisait l’attrait de la saison 1, a été mis en retrait au profit de l’intrigue seule, et si le suspense reste efficace on est plus détaché, moins impliqué.
De plus le personnage d’Alice est évacué dès le premier épisode et Luther noue une autre relation avec une autre fille, mais là, ça ne prends pas, ça fait artificiel.

En résumé, une saison 1 extraordinaire, à voir, et une saison 2 un cran en dessous.
Attendons la saison 3...

N'empêche, sont forts en séries TV ces cochons d'Anglais...


dimanche 24 juillet 2011

THE MURDERER - Na Hong-jin





Un peu de géopolitique avant de commencer.
La préfecture autonome de Yanbian est une région chinoise coincée entre la Russie et la Corée du Nord. Elle est dénommé ainsi car dans les années 50 sa population était constituée pour plus de la moitié par des Coréens. Ils représentent maintenant environ 30% de cette population.
Face à des grosses difficulté économiques, nombres d’entre eux émigrent en Chine mais aussi en Corée du Sud, de manière légale ou non. Malheureusement ceux-ci sont très mal vus là-bas et doivent même faire face à des lois discriminantes. La plupart reviennent, déçus par cette Corée-là.

C’est dans ce contexte social que commence le film.
Gu-nam est chauffeur de taxi et doit rembourser l’argent emprunté pour payer à sa femme un visa pour la Corée du Sud. Femme dont il n’a plus de nouvelles et dont tout le monde lui dit qu’elle s’est trouvée un autre homme.
Devant l’impossibilité de rembourser sa dette (il joue sa paie au Mah-jong et perd systématiquement), il accepte un contrat contre la somme qu’il doit rendre: tuer un homme à Séoul. Réticent d’abord il accepte et compte bien profiter de sa mission pour retrouver sa femme.

The Murderer (titre Français de The Yellow Sea...) est le second film de Na Hong-jin et qui confirme tout le bien qu’on pouvait penser de lui après The Chaser, excellent polar sorti il y a 3-4 ans.
Le réalisateur reste dans le même registre puisqu’il nous offre à nouveau un polar, mais beaucoup plus noir que son précédent opus. Des rues sordides de Yanji aux quartiers mal famés de Séoul, en passant par un voyage clandestin entre Chine et Corée du Sud, le réalisateur nous emmène dans une balade ou règne le désespoir et en profite pour montrer ces hommes et femmes, ces joseonjok comme les Sud-Coréens les appellent avec mépris, qui ne sont pas les bienvenus dans leur pays d’origine et qui vivent d’activités illégales pour beaucoup d’entre eux.
Mais derrière ce thème politico-social, Na Hong-jin n’oublie pas son polar et nous offre un film prenant, au scénario solide où les ellipses et les simples plans en racontent plus qu’une explication didactique à l’américaine.
Les scènes d’action sont efficaces même si, en filmant au plus près de l’action, la lisibilité en prend un coup.
Comme souvent chez les Coréens, le film est assez violent et sanglant, les affrontement ayant lieu à l’arme blanche, ou avec des objet contondants (marteau ou...os...), une violence frénétique qui frôle parfois le grotesque.

En résumé, (encore) un très bon film coréen, un polar efficace et sombre à ne pas regarder si on est dépressif.



lundi 18 juillet 2011

TRANSFORMERS 3 : LA FACE CACHEE DE LA LUNE - Michael Bay






Je kiffe Michael Bay.
Au fil de ses films, il n’a cessé de faire preuve de démesure et de décomplexion dans ses scènes d’action.
The Rock, Armageddon, Pearl Harbor autant de films qui contiennent leur lot de scènes de d’action, de fusillades, de destruction toutes plus impressionnantes les unes que les autres.
Puis vint Bad Boys 2. Et là, la claque. Des scènes absolument énormes : la poursuite sur l’autoroute, et la scène finale ou une villa de plusieurs centaines de m2 et un bidonville ont été construits grandeur nature uniquement pour être mieux détruits. Entre autres.
Tout à fait le genre de trucs qui réveille en moi le spectateur basique qui aime ce qui pète. Faut dire qu'il dort pas très profondément, ce spectateur-là...
Alors quand j’ai appris qu’il était aux commandes de l’adaptation de Transformers, je me suis dit : qui d’autre ? Oui, en effet qui d’autre pouvait, mieux que lui, nous raconter l’histoire de robots géants qui se foutent sur la gueule en dévastant tout sur leur passage...
Produit par Spielberg, le premier film fut un succès. Le second sorti deux ans plus tard fut également un succès mais très critiqué pour son humour pipi-caca.
Devant la masse de pognon ramassé par ces deux films (genre 2 milliards de dollars), un numéro 3 était inévitable. Et, bien sûr, en 3D (la meilleure 3D au passage depuis Avatar).

Et comme à son habitude, Bay frappe encore plus fort. La dernière heure du film est hallucinante. Une heure non-stop d’action, de destruction, de combats de robots...un vrai plaisir ! Servies par des effets spéciaux d’ILM absolument incroyables (les trois films bénéficient de SFX rarement égalés en terme de réalisme), ces scènes nous en mettent plein les yeux et nous donnent ce plaisir totalement primaire de voir des robots tout casser.
Mais pour arriver à ça il faut attendre une heure et demie durant laquelle l’histoire se perd un peu et est parfois obscure, où les interprétations de Malkovitch ou de Turturo partent en roue-libre, mais ponctuée de quelques scènes spectaculaires mais courtes (Tchernobyl ou sur l’autoroute, pour laquelle Bay reprend un stock-shot de The Island).

Parce que je ne te cacherais pas, lecteur, que le scénario n’a jamais été le point fort des films de Michael. Non plus que ses personnages. Ni même ses films d’ailleurs... Parce que si je devais être totalement objectif, ses films sont, en général, pas très bons. Ses seuls vrais bons films, disons en tout cas ceux qui sont un cran au dessus des autres, sont, à mon avis personnel,The Rock et Transfomers, le premier. The Island avait, à sa sortie, été jugé au dessus du lot aussi par la critique, de par la tentative de scénario plus développé, plus «auteurisant».

Transformers 3 reste dans la moyenne de ses scénarios : pas grand chose au-delà de son pitch de départ pourtant intéressant (les programmes spatiaux américains et russes motivés par la présence de quelque chose sur la lune), des personnages inintéressants voire inutiles (les parents de Sam...à quoi servent-ils ???), des acteurs assez insipides (mention spéciale à Rosie Huntington-Whiteley, la remplaçante Megan Fox), du cabotinage en masse (Malkovitch, Turturro, McDormand), Shia LaBeouf est égal à lui-même, on y retrouve des hélicoptères, du soleil couchant, des hommes qui marchent au ralenti....et j’en passe et des meilleurs. Donc, rien de bien très excitant.

Mais, lecteur, tu ne dois pas oublier une chose. Le cinéma c’est quoi avant tout ? Si j’en crois mon ami Wikipédia le cinéma c’est «une œuvre composée d’images en mouvement projetées sur un support». Des images en mouvement. Du visuel. Et pour moi, le ciné de Michael Bay, c’est ça. Qu’importent ses scénarios prétextes, qu’importent ses personnages creux, du moment qu’il laisse aller sa démesure (sa mégalomanie ?), qu’il continue à tourner ces scènes démentielles qu’il est le seul à pouvoir nous offrir.

Son prochain film devrait être Bad Boys 3, autant vous dire que je l’attends avec impatience !

A noter cet article très intéressant sur le ciné de Michael Bay : ICI



mardi 28 juin 2011

GAME OF THRONES - Série TV




A sa sortie en 1996, A Game of Thrones (qui n’est que le titre du tome 1, le cycle complet s’appelant A Song of Ice and Fire, Le Trône de Fer par chez nous) a posé les bases d’un univers devenu rapidement culte en se démarquant des canons habituels de la fantasy : héros improbable qui devient sauveur du monde/magicien très puissant/guerrier intrépide, quête initiatique/métaphore sur la passage à l’âge adulte, créatures fantastiques - elfes, gobelins, démons... - et magie omniprésente...
En effet, le monde créé par George R.R Martin ressemble énormément à notre Moyen-Age. D’ailleurs, l’auteur est passionné de chevalerie, et son inspiration a été la guerre des Deux Roses (Angleterre, XVème siècle) et la guerre de Cent Ans. Les Rois Maudits de Maurice Druon sont d’ailleurs une des ses inspirations revendiquées !
Dans ce monde, la magie a été présente avant de disparaitre et on apprend assez vite que les dragons ont existé avant de tous mourir, mais quand l’histoire commence tout ce qui est de ce domaine est quasiment inexistant...ou presque...
De plus, chaque chapitre étant le point de vue d’un personnage, on ne suit pas les intrigues dans leur globalité mais uniquement via les yeux des ces personnages (à peine une dizaine pour ce premier tome), qui ne sont pas non plus ceux qui ont une importance capitale pour l’histoire... Par exemple, le roi Robert n’a pas de chapitre à lui, mais Bran, petit garçon de 7 ans, oui.
De ce fait, il n’y a pas vraiment de héros au sens traditionnel du terme, mais des personnages qu’on suit, auxquels on s’attache (ou pas), et qui vont nous faire suivre les événements de leur point du vue forcément subjectif...
La force de ce roman tient aussi dans ses personnages, tous très bien décrits, crédibles, et en grand nombre, aux relations sans cesse en mouvement, aux intrigues politiques complexes mais prenantes, aux alliances, trahisons et autres ressorts dramatiques. Et les trois tomes suivants ne font que complexifier les choses...

Pour toutes ces choses, auxquelles ma prose ne rend malheureusement pas justice, Le Trône de Fer (je garde l’appellation française du cycle) est une oeuvre majeure en fantasy et, pour moi, un grand moment de lecture, LA série que je cherchais au bout de tant d’années à lire des oeuvres qui, au final, se ressemblaient toutes...même si je ne renie pas avoir passé de super moments avec certaines d’entre elles.

Et donc, quand la chaîne américaine HBO annonça la mise en chantier d’une série TV basée sur ces livres, la communauté de fan, moi le premier, en fut tout excitée...

Rien que le fait que ce soit HBO était une bonne nouvelle. En effet, étant une chaîne à péage (type Canal+ dont le modèle est...HBO) elle n’est pas soumise aux mêmes problèmes de censure que les autres chaines. Et c’est tant mieux, la violence et le sexe étant représentés de manière assez crue dans le Trône de Fer.
D’autre part, HBO est habituée aux séries adultes pour un public plutôt mature : les Sopranos, Six Feet Under, The Wire (considérée comme la meilleure série de ces dernières années), ce qui rassurait sur cet aspect du roman.
Enfin, elle a les épaules suffisamment solides pour supporter le gros budget nécessaire. Pas de batailles épiques (dans ce premier tome en tout cas), ni de magie à recrée en numérique mais des décors et des costumes propres à crédibiliser le tout.
Après tout, elle avait bien financé la première saison de Rome pour 100 millions de dollars...

Puis la découverte progressive du casting augmenta un peu plus la confiance des fans. Sean Bean (le Boromir du Seigneur des Anneaux) en Eddard Stark, pas de choix plus évident. Lena Headey (Les Chronique de Sarah Connors, 300) semblait parfaite pour le rôle de la reine Cersei et bien sûr Peter Dinklage (Nip/Tuck), le seul que les fans voyaient en Tyrion Lannister...
Au fur et à mesure des mois, l’impatience grandissait, au rythme des photos, teasers et bandes-annonces....
Et enfin, le dimanche 17 avril, l’épisode 1 fut diffusé puis tous les dimanche jusqu’à ce 19 juin dernier.

Alors, cette attente fut-elle justifiée ? La série est-elle à la hauteur ? T’es-tu tapé tout ce texte pour apprendre que la série est pourrie, lecteur ? Crois-tu que j’aurais tapé tout ce texte si ça avait été le cas ?

Car sois-en sûr, lecteur, nous tenons là peut-être la série de l’année !

D’abord, le travail d’adaptation. Tout simplement excellent. Les scénaristes ont réussis à rester très proches des livres, aussi bien dans les scènes clés que dans les dialogues repris au mot près ! Ils ont bien pris garde à ne pas édulcorer certains passages qui peuvent paraitre choquants (cf la fin du premier épisode, entre autres...) mais qui sont essentiels et sans lesquels le reste de l’histoire n’a plus lieu d’être.
L’ambiance aussi est bien restituée, un univers médiéval crédible, violent, sans traces d’humour malvenu (ou très léger).
Les personnages sont tous fidèles au roman, Eddard le psychorigide, Sansa la tête à claques (pour être poli), Joffrey le petit merdeux, Tyrion le nain à la répartie fulgurante, le roi Robert jouisseur impénitent... Un vrai bonheur de fan que de voir ces personnages aussi bien rendus à l’écran !
Ce qui ne gâche rien, les acteurs sont tous excellents, même Lena Headey, dont la froideur et le monolithisme habituels vont parfaitement à la reine Cersei. Mention spéciale à la jeune Maisie Williams, une vraie découverte dans le rôle d’Arya.

Mais je serais de mauvaise foi de prétendre que tout est parfait.
Les épisodes durent environ 55 minutes chacun et parfois peuvent sembler un peu longs d’autant plus que la moitié d’entre eux ne sont que des épisodes d’exposition, une mise en place des personnages et événements. Ça n’a cependant pas été mon impression. Mais il faut savoir que l’ensemble de la saison 1 est une introduction pour la suite de l’histoire.
Ensuite, si le budget est confortable pour une série TV (environ 50 millions de dollars), il y a quand même quelques passages qui font cheap au regard de ce qu’ils sont censés montrer, ou au regard de ce qu’ils sont dans le roman : le tournoi de la Main, les Dothrakis, les armées... Mais bon, il faut garder à l’esprit que ce n’est pas l’essentiel et que ça reste des détails que seuls les grincheux considéreront comme un vrai défaut...
On peut aussi rester dubitatif sur certaines scènes rajoutées par rapport au livre qui font un peu remplissage sans rien apporter au reste (quelques dialogues Varys/Littlefinger), mais bon...
Enfin, il y a ce qu’on peut appeler le quota sexe de HBO, qui apparemment est commun à toutes ses séries. Nous avons donc, à chaque épisode, au mieux une paire de seins au pire une vraie scène de sexe, très crue et à chaque fois le tout est totalement gratuit, à la limite putassier... Notamment la scène avec Littlefinger et deux prostituées, une scène qui en rajoute une couche inutile sur ce personnage très important mais déjà bien présenté avec la scène la plus sexe que j’ai jamais vu dans une série TV (même Spartacus n’a pas fait aussi fort je crois)...

Mais tous ces défauts, mineurs, ne doivent pas occulter cette série magistrale qui a su séduire même des personnes de mon entourage qui ne connaissait pas l’oeuvre originale, ni même la fantasy.
La saison 2, dont le tournage commence le 25 juillet et qui normalement devrait s’appeler A Clash of Kings (titre du tome 2 VO) sera diffusée au printemps prochain...presque un an à attendre, ça va être dur !


mercredi 22 juin 2011

STAR WARS - DARK BANE - LA VOIE DE LA DESTRUCTION - Drew Karpyshyn





Je suis un grand fan de Star Wars. J’ai une vitrine chez moi avec des figurines, des Lego, des jouets divers... Bien sûr, interdiction totale de toucher.
Evidemment, j’ai vu les films un milliard de fois chacun.
Mais j’avais toujours été réticent à lire les romans de ce qu’on appelle l’univers étendu (UE pour les intimes), convaincu de leur médiocrité littéraire. Puis, l’été dernier, j’ai décidé de m’y mettre mais en prenant bien soin de choisir ce qu’il y avait de mieux, en parcourant les divers sites consacrés au sujet.
J’avais donc lu il y environ un an la trilogie La croisade noire du Jedi fou, et la tétralogie Republic Commando, écrits par des écrivain ayant déjà fait leur preuve en SF mais en dehors de l’univers Star Wars : Timothy Zahn et Karen Traviss.
Et j’avais été assez conquis, malgré des problèmes de traduction flagrants pour ceux de Traviss.

Donc, j’ai décidé de réitérer avec une nouvelle trilogie, encensée par les fans, qui se passe 1000 ans avant les films et qui raconte dans quelles conditions un seigneur Sith instaura la règle des deux. Souviens-toi lecteur, à la fin de l’épisode 1, Yoda nous disait : «Always two, there are...No more, no less...A master and an apprentice».

Avant d’aborder le livre en lui-même, je vais me faire un peu l’avocat du diable.
J’ai deux reproches concernant l’univers étendu de Star Wars.

Le premier, qui ne s’adresse qu’aux romans, c’est que les personnes derrières ceux-ci, écrivains et «producteurs», ne tiennent pas compte du fait que dans le mot «science-fiction» on entende «science»... Alors je ne dis pas que ce qu’on nous raconte n’est pas possible scientifiquement, c’est le but de la SF de nous le faire croire, mais que, justement, ils ne font rien pour crédibiliser tout leur univers, pour lui donner un semblant de réalisme. Les batailles spatiales à coup de canons laser ou de boucliers protecteur, ça va bien pour les films. On en prend plein les yeux et les oreilles, c’est spectaculaire mais ça s’arrête là. Crédibiliser du space-opéra, ça demande autre chose que n’ont pas ces livres-là. A titre de comparaison, il faut lire Peter F. Hamilton (voir mon avis ici), qui excelle dans la description de ce que peut devenir notre civilisation et qui peut nous pondre des batailles spatiales autrement plus vraies... Et quand on lit ça, on se dit qu’il y a un tas de domaines totalement inexplorés dans Star Wars dont la technologie est largement supérieure à celle rencontrée chez Hamilton...
Alors oui, je sais, je suis un peu de mauvaise foi... Ce qu’attendent les fans de Star Wars c’est avant tout d’en savoir plus sur cet univers étendu, et de se retrouver en terrain connu : les blasters, les sabres-laser, les speeders... Je pense que si on leur balançait quelques notions de physique quantique entre deux combats spatiaux, ils seraient bien perdus...

Mon second reproche englobe les différents médias qui abordent cet UE. Dans le jeu vidéo Knight of the old Republic, l’action prend place environ 4000 ans avant les films. La trilogie Dark Bane 1000 avant. Et ben y’a rien qui a évolué... Aucun progrès technologique, aucun changement majeur... Le jeu commence à Taris. Et ben c’est la même chose que la Coruscant qu’on voit dans les films... Les armes, les vêtements, les vaisseaux...rien ne change ! (enfin, pour les vaisseaux, l’aspect change, mais ils sont «techniquement» semblables).
Et là aussi, la crédibilité en prend un coup... Et qu’on me dise pas que la galaxie a atteint son niveau maximum de technologie il y a 4000 ans et que donc elle évolue pas...

Bref... A côté de tout ça, mon avis sur le livre en lui-même va être très court !
C’est écrit de manière assez simple mais efficace. Ça se lit vite et sans déplaisir, même si ça reste assez convenu et sans vraiment de surprise.
Les personnages sont plutôt basiques dans leur caractérisation, y compris le héros, mais bon...c’est un roman Star Wars hein...je pense qu’on doit se contenter de sa qualité somme toute très correcte et ne pas faire la fine bouche, ce que je ne ferai pas, vu que je compte bien finir la trilogie...

J’avais dit que ça serait court...

samedi 18 juin 2011

En vrac...

THE PRODIGIES - Antoine Charreyron

Adapté de La nuit des enfants-rois, de Bernard Lenteric

Jimbo Farrar est un surdoué, et il dirige une fondation pour enfants surdoués. Mais ce n’est qu’une couverture pour rechercher des enfants qui, comme lui, possèdent un pouvoir spécial. Lorsqu’il en découvre cinq, il décide de leur venir en aide, comme son mentor l’avait fait pour lui, afin de les sortir d’un milieu familial malsain.
Mais un soir, tout bascule et les cinq prodiges déchaînent leur pouvoir.

Deux choses font plaisir avec ce film : d’abord c’est un film d’animation français qui a de l’ambition, et ensuite c’est un film d’animation pour adultes. Il est d’ailleurs interdit aux moins de 12 ans.
C’est une véritable surprise, même si j’avais lu quelques critiques positives ici ou là.
Le pitch est assez original, même si le scénario en lui-même est assez prévisible, et on est vite pris dans une action sans temps morts (d’autant que le film est assez court, à peine 1H30).
La réalisation est excellente, mais techniquement c’est parfois assez faible comparé aux standards habituels, la post-production ayant été entachée de gros soucis.
Le film est violent, et réserve son lot de fusillades sanglantes, mais aussi de scènes chocs comme une décapitation ou un viol...
On pourra regretter, si on veut pinailler, un design un peu particulier : des cheveux figés, des doigts carrés, une texture de peau lisse, mais bon...si ça te gêne, lecteur, t’as qu’à attendre la sortie du prochain Pixar...
Autre défaut, le manque de caractérisation des personnages. A part Jimbo, et peut-être un ou deux des prodiges, ils sont tous assez plats. Mais c’est le problème de tout film avec autant de personnages, impossible de tous leur donner une réelle consistance en si peu de temps.

En définitive, un bon film prenant, efficace, et qu’on imagine facilement en film live avec un budget conséquent, pas parfait certes, mais c’est aussi ce qui fait le charme des bons films.


X-MEN : LE COMMENCEMENT - Matthew Vaughn

Préquel à la première trilogie X-Men, ce film nous raconte...roulement de tambours...le commencement des X-Men ! Oui, comme le titre l’indique...c’est dingue non ?
Sur fond de Guerre froide, nous saurons donc comment et pourquoi Charles Xavier (pas encore Professeur X) et Eric Lensherr (pas encore Magnéto) sont devenus les meilleurs amis du monde avant d’être les pires ennemis.

Ce film enterre sans problème les trois précédents X-Men, y compris le deuxième qui était le meilleur.
Très bons acteurs (Fassbender est hyper charismatique), personnages attachants, le scénario mélange habilement la fiction à l’Histoire quitte à verser dans une légère uchronie, les scènes d’action sont bien emballées (même si les scènes les plus spectaculaires sont toutes dans la bande-annonce...comme trop souvent), l’humour est très léger, les SFX plutôt bons et le méchant (excellent Kevin Bacon) très James Bondien.

Du coup, nous voilà avec un des meilleurs films de super-héros qui soit, et réalisé par celui qui a fait Kick-Ass, un autre excellent film de super héros...

Et Jennifer Lawrence (qui joue Mystique) est officiellement la nouvelle femme de ma vie.


INSIDIOUS - James Wan

Renai, Josh et leurs trois enfants emménagent dans une nouvelle maison. L’ainé, Dalton, fait une chute sans gravité dans le grenier, mais le lendemain il ne se réveille pas. Les médecins diagnostiquent un coma mais sans trouver la raison.
Dalton est alors installé dans sa chambre, sous surveillance médicale.
Sa mère ne tarde pas à entendre et voir des choses qui ne devraient pas être là...

Le duo qui nous a apporté Saw (le premier et le seul qui vaille le coup) revient avec leur version du classique qu’est la maison hantée.
Et on peut dire que c’est assez efficace !
La première partie est ponctuée d’apparitions assez glaçantes, mais sans les jump-scare habituels et bidons, ce qui est une bonne idée.
La deuxième partie vire par contre un peu au train fantôme, moins flippante.
Les acteurs sont bons, le scénario assez simple même s’il aborde un thème rarement employé dans les films de maisons hantées (ce que n’est pas tout à fait ce film en fait, mais chut...) à savoir le voyage astral.

Au final, un petit film sympa qui arrive occasionnellement à donner quelques délicieux frissons de peur... Et avoir peur au ciné, c’est tellement rare...

dimanche 22 mai 2011

LA NUIT DU VERSEAU - Laurent Botti




Brigitte, la fille de Mathilde, a disparu. Sa mère la croit enlevée, morte, violée, et toutes les horreurs qu’elle peut imaginer. Lorsque, sept ans après sa disparition, elle apprend que, droguée et prostituée, elle a été recueillie par une clinique d’un genre particulier, elle décide de suivre ses pas et de la retrouver. Quitte à rentrer dans un monde dangereux.
Parallèlement, Xavier, journaliste, assiste son ami Alex, capitaine de police, dans l’enquête sur le meurtre d’une jeune top modèle à la renommée internationale.

La nuit du verseau est le second roman de Laurent Botti, sorti en 2000. Il reprend les deux personnages principaux de son premier roman Pleine brume, petit succès lors de sa sortie en 1998. Du coup, ma lecture m’a spoilé sur ce premier roman auquel l’auteur fait quelques allusions. Mais je compte bien le lire quand même...

Parce que Laurent Botti m’a surpris et enthousiasmé.
Là ou je m’attendais, par un a priori fondé sur rien du tout, à lire un thriller sans saveur, je me suis retrouvé avec un histoire intéressante et diablement prenante.
Les chapitres sont courts, efficaces, assez bien écrits, quelques facilités d’écriture pour entretenir le suspens («Ils ne devaient jamais se revoir», un grand classique qui marche toujours) mais rien de rébarbatif. Du coup le livre se lit vite, d’autant plus qu’on est rapidement scotché.
Les personnages sont plutôt bien campés, pas forcément très originaux (le détective, le «méchant» de l’histoire), parfois un peu deus ex machina (le Voyant) voire inutiles (certains Espérants) mais globalement ils sont solides.
Et l’histoire est vraiment bien. Originale, je ne sais pas, mais en tout cas bien trouvée, bien amenée, et je n’ai compris le pourquoi du comment que quelques pages avant la scène finale, alors que d’habitude les ficelles sont tellement grosses que j’ai compris bien avant (sauf pour un truc que j’avais grillé assez vite...et que je ne révèlerai pas ici, bien entendu).
Les différents univers abordés par l’auteur sont aussi bien dépeints (le monde de la mode, le milieu de la nuit, l’univers des sectes) mais sans rentrer dans des détails qui seraient hors-sujet, et avec suffisamment de profondeur pour que ce soit crédible.

Bref, lecteur, si tu aimes les thrillers et si tu en as marre de Harlan Coben, je te conseille ce la nuit du verseau, qui d’ailleurs, tel quel, est très cinématographique. C’est presque un scénario tout fait pour un bon réalisateur.

lundi 16 mai 2011

NO MERCY - Kim Hyeong-joon




Le corps démembré d’une jeune fille est retrouvé au bord d’un fleuve.
La police arrête Lee Seong-ho, militant écologiste qui avoue vite sa culpabilité, étayée par les preuves de l’enquête médico-légale menée par le docteur Kang Min-ho.
Mais Lee n’est pas juste un tueur. Et Kang, s’il veut revoir sa fille vivante, va devoir falsifier les preuves qu’il a lui-même trouvées afin que Lee sorte du poste de police le plus rapidement possible.

Ce film commence comme un polar classique, voire cliché : un cadavre, une enquête, une jeune fliquette à qui on ne donne pas sa chance mais qui va la saisir avec cette affaire...
Mais là où ce pitch tient tout un film habituellement, ici il ne s’agit que des 20 premières minutes. Et ce n’est pas la meilleure partie du film, ce n’est que l’intro à laquelle on pardonnera ses défauts (notamment une résolution de l’enquête très rapide malgré sa complexité ou des personnages caricaturaux).
Puis l’histoire commence vraiment et on aborde là le vrai sujet du film, la vengeance.

Quand on associe vengeance et Corée du Sud, on pense tout de suite à Park Chan-wook et sa trilogie : Sympathy for Mr Vengeance, Lady Vengeance et bien sûr Old Boy, auquel No Mercy ne peut que faire penser.
C’est très bien filmé, belle photo et très bien interprété par les deux acteurs principaux (Ryu Seung-beom, dans le rôle du tueur et Sol Kyung-gu dans celui du légiste), mais il n’atteint pas l’intensité d’Old Boy.
On le regarde avec plaisir, avec une certaine tension peut-être, mais on n’est pas scotché comme on a pu l’être avec l’autre.
Seule la chute finale, cruelle et totalement perverse, peut rivaliser avec la fin horrible et amorale d’Old Boy.
A noter, une autopsie très hardcore (mais pas gratuite) dans un film par ailleurs à la violence assez classique, à savoir loin de la brutalité réaliste d’I saw the Devil ou de Old Boy, justement.


samedi 7 mai 2011

C'EST AINSI QUE LES HOMMES VIVENT - Pierre Pelot




Pierre Pelot est un écrivain français très prolifique, environ 200 oeuvres en 45 ans, notamment L’été en pente douce, adapté au cinéma. Il a touché à tous les genre : western, science-fiction, roman noir, préhistoire, horreur, fantastique, nouvelles, contes pour enfants, novélisations (dont celles du Pacte des loups et d'Hanuman), scénarios de films et de bandes dessinées (source : http://www.lexpress.fr/culture/livre/dans-les-vosges-de-pierre-pelot-l-homme-aux-190-livres_905064.html).

C’est ainsi que les hommes vivent appartient au genre historique.
L’histoire se passe sur deux lignes temporelles.

La première, qui n’occupe que 100-150 sur les 1200 que compte le livre, se passe début 2000. Lazare Grosdemange (vrai nom de Pelot, au passage) revient dans sa région natale, les Vosges, pour enterrer sa mère. Un accident le laisse partiellement amnésique. En tentant de comprendre ce qu’il s’est passé, il tombe sur une piste liée à l’histoire de la région, et peut-être à la sienne...

Ces chapitres se lisent comme un thriller. On se retrouve un peu dans la peau de Lazare, on découvre les choses au fur et à mesure de son enquête. Il revoit les personnes qu’il avait vues avant son accident, il ré-apprend ce qu’il avait déjà appris de ses recherches et peu à peu retrouve la mémoire, jusqu’à ce que tout lui revienne.
L’écriture est très bonne (mais c’est pas une surprise), on se prend très vite au jeu. Attention, ce n’est pas non plus un thriller au sens classique. Lazare n’est pas Jason Bourne (et Pelot n’est pas Ludlum), il n’y a ici aucune scène d’action, aucune course-poursuite, mais quand même quelques scènes un peu tendues... Bref, ça parle beaucoup, mais ce n’est pas ennuyeux.
Seule la fin m’a laissé sur ma faim (ouarf-ouarf), mais j’étais tellement pressé de finir ce pavé que je me trainais depuis deux mois que j’ai peut-être un peu survolé les dernières pages...

La deuxième partie est étalée sur la première moitié du XVIIème siècle, dans cette même région des Vosges, quand elle appartenait au duc de Lorraine et n’était pas encore française.
On suit les «aventures» de Dolat, fils d’une sorcière brulée vive, et d’Apolline, jeune femme de haut rang, marraine puis maîtresse de Dolat.
C’est assez difficile à résumer, dans la mesure où leur histoire s’étalant sur presque 40 ans, il se passe beaucoup de choses et que je ne veux rien dévoiler.
Disons que c’est l’histoire d’un amour impossible entre deux êtres que tout sépare mais qui vont être réunis par leurs actions puis à nouveau séparés quand la Guerre de Trente ans (1618-1648) atteindra leur région.

Cette partie-là fait donc 1000 pages. Et m’a posé problème.
Non pas que ce soit mal écrit. Au contraire, j’irai même jusqu’à dire que son défaut est d’être trop bien écrite.
La quatrième de cou’ le disait bien pourtant : «une immense aventure du langage»...
Pierre Pelot est un écrivain, qui aime le français et qui s’en sert.
Français du XVIIè, patois vosgien,tournures poétiques, je le soupçonne de néologismes aussi et phrases interminables... Je ne compte plus le nombre de fois ou j’ai fini une phrase en ne me souvenant plus du début, 10, 20, 30 lignes plus haut... Il y a même une phrase de 5 pages (!!) et une phrase de 3 pages sans ponctuation (!!)...
Une lecture ardue, qui ralentit le développement de l’histoire qui, dans les mains de quelqu’un à l’écriture plus «classique» n’aurait probablement pas dépassé les 500 pages...

La partie, dans les 300 dernières pages, qui se déroule pendant la Guerre de Trente ans est parsemée de descriptions d’exactions commises par les mercenaires ou soldats en vadrouille des armées vaincues. Je suis certain qu’il n’a rien inventé et que les atrocités qu’il décrit on eu lieu, et c’est hardcore...Faut parfois avoir le coeur bien accroché...

Mais je ne dis pas que je n’ai pas aimé. Sinon, j’aurai abandonné. Oui, c’est paradoxal.
C’est juste qu’il faut s’accrocher.
Ce qui est sûr, c’est que je le conseillerais pas à n’importe qui...