vendredi 19 octobre 2007

LES MONARCHIES DIVINES, de Paul Kearney


Résumé : L’Occident est divisé en plusieurs royaumes, dont les plus importants sont les cinq monarchies de Dieu, où l’Eglise Ramusienne est très présente, notamment au travers du puissant et intolérant ordre inceptine. Au royaume d’Hébrion, et contre la volonté du roi Abeleyn, cet ordre organise des grands feux de joie avec les hérétiques comme combustible. Les hérétiques ? Les magiciens, appelés Dweomers.
Un noble proche du roi lui propose de sauver quelques uns de ces magiciens en les emmenant vers l’ouest, au-delà de l’océan, vers un continent inconnu dont il a les preuves de l’existence et d’établir une nouvelle province. Il réquisitionne pour ce faire les deux bateaux de Richard Hawkwood, petit noble marchand et entreprend une traversée qui s’avérera mouvementée.
Mais des nouvelles de l’est font trembler ce petit monde. Les Medruks ont pris Aekir, cité sainte de l’Eglise Ramusienne, et Macrobius, le souverain pontife, est mort. Ils se dirigent maintenant vers l’ouest, vers les monarchies de Dieu, que seule la digue d’Ormann protège d’une invasion. Mais tiendra t’elle face à la formidable force merduk déployée ?
Et, alors que le responsable des bûchers d’Hébrion se fait élire souverain pontife et envisage de durcir et étendre sa pyromanie à tout l’Occident, parmi les réfugiés d’Aekir qui arrivent à la digue d’Ormann, se trouve un groupe de trois hommes : un soldat plein de remords pour avoir abandonné ses camarades et sa femme aux mains de l’ennemi et un jeune moine qui affirme que le vieillard aux yeux crevés qui l’accompagne n’est autre que Macrobius…


Donc voilà, j’ai tenté de résumer au mieux les bases de ce cycle en cinq tomes et dont je n’ai lu que les deux premiers mais qui m’ont vraiment emballés.

Ça s’inspire clairement de la prise de Constantinople par les Turcs (d’ailleurs les Medruks sont dirigés par un sultan qui possède un harem…) et de leur invasion de l’Europe jusqu’à Vienne. Le voyage à l’ouest vers le continent inconnu fait bien sûr référence à Colomb, et l’Eglise Ramusienne renvoie clairement à l’Eglise Catholique

Mais l’auteur n’a pas juste transposé notre Histoire dans un univers fantasy, sinon il n’y aurait eu aucun intérêt. Il s’est juste servi de cette base pour développer un univers bien construit et assez original, dans le sens ou il n’y pas de héros unique qui va sauver le monde des forces du mal. Il y a plusieurs personnages importants qui, chacun dans leur coin, vivent une partie de l’histoire mais chacune de ces parties est liée aux autres, même si on ne fait que le deviner.

Les intrigues politico-religieuses se mêlent aux scènes de combat dantesques, sans oublier l’exploration du continent inconnu, particulièrement bien décrite.

Une des œuvres les plus proches, sur le fond, du « Trône de fer » qui reste pour moi la référence absolue en terme de fantasy.

Pour info : les trois premiers tomes sont sortis en poche (Points-Seuil Fantasy), le quatrième sera en poche en novembre 2007 et le cinquième tome est sorti en grand format en avril 2007 (Editions du Rocher). Il paraît que ce dernier tome est très mauvais…