
4EME DE COUVERTURE : En
Le Commonwealth Intersolaire centré sur
Mais tout le monde n'est pas enthousiaste à l'idée d'enfoncer un bâton dans ce potentiel nid de guêpes, comme Ozzie, le rasta devenu multimilliardaire qui préférerait attendre quelques siècles, le temps de rattraper le niveau technologique de ces mystérieux extraterrestres, ou encore les «Gardiens de l'individualité», groupe terroriste basé sur Far Away, un monde isolé sur lequel, bien avant l'arrivée des humains, s'est écrasé un vaisseau alien que certains pensent possédé.
Lorsque Seconde Chance arrive enfin à proximité de l'étoile, la situation qui s'offre à lui ne ressemble absolument pas à ce qui était prévu...
Quatre tomes pour l’édition française, sortis chez Bragelonne : l’Etoile de Pandore 1 et 2, l’Etoile de Pandore 3 – Judas déchaîné et l’Etoile de Pandore 4 – Judas démasqué. Deux tomes pour l’édition anglaise : Pandora’s star et Judas unchained.
Autant vous prévenir tout de suite, je ne serai pas objectif. J’adore ce type. Il est LE maître de ce qu’on appelle un peu pompeusement le NSOA : le Nouveau Space Opéra Anglophone…
Le space opéra, c’est, pour schématiser, Star Wars (Pour une définition plus précise : http://fr.wikipedia.org/wiki/Space_opera).
Sauf qu’ici le tout est arrosé d’une bonne dose de science : en extrapolant des théories existantes (les trous de ver), ou en utilisant des technologies qui commence à émerger de nos jours et qu’il rend banales. Ça n’est jamais rébarbatif (c’est pas non plus de la hard science) et même si ça parait un peu obscure parfois, ça n’empêche jamais la compréhension de l’action ou de l’intrigue et ça donne un cachet ultra crédible à l’ensemble. On se dit que ça pourrait tout à fait être notre société au XXIVème siècle.
Comme d’habitude ce brave Peter multiplie les intrigues, plus ou moins complexes, qu’il étale sur les quatre tomes, et les personnages. Ça il est balèze pour créer une tonne de protagonistes ! Ça représente, pour moi, une qualité mais ça peut aussi être un défaut dans la mesure ou, si on ne lit pas les livres de manière rapprochée on peut être assez vite perdu, ce qui a été mon cas puisque j’ai lu les deux derniers tomes plus d’un an après les deux premiers (je croyais que ceux-ci formaient une histoire finie…).
Donc dans ce roman on y trouve aussi tout ce qui fait le charme du space opéra : des combats sur terre dantesques, où l’on porte des armures de combat blindées et où l’on se tire dessus à coup de maser, de missile, de lance-grandes, de plasma, de lance à particules, et des combats spatiaux entre centaines de vaisseaux où l’arme atomique est presque la moins puissante…
Hamilton m’avait déjà complètement retourné la tête avec son « Aube de la nuit », un truc encore plus monumental et qui s’étale sur 6 tomes (7 en poche, 3 en anglais) et qui est en fait un seul roman de 3600 pages (en grand format, le double en poche) découpé pour les besoins de l’édition, au contraire de celui-ci ou les deux tomes (en VO) ont été écrits l’un après l’autre.
Est aussi sorti en Français « Dragon déchu », qui se passe dans le même monde que « l’Aube de la nuit » mais plusieurs siècles avant et qui ne comporte qu’un seul tome (le p’tit joueur !).
A noter qu’il a sorti (enAnglais) à la rentrée une suite à l’Etoile de Pandore, le premier tome d’une trilogie qui se passe 1000 ans plus tard et qui reprend certains personnages (la mort est abolie puisque, si le corps peut mourir, la personnalité et les souvenirs peuvent être réimplantés dans un clone) : Dreaming Void, qui sera suivi de Temporal Void et d'un autre dont on ne connait pas encore le titre.
A noter également que l'univers du Commonwealth a été introduit par le roman Misspent Youth, inédit en Français.
5 commentaires:
Je n'ai pas lu ce cycle (je suis sur la trilogie des joyaux actuellement).
Par contre, j'ai lu (sur le cafard cosmique) beaucoup de mal sur Bragelonne et ses choix éditoriaux.
As-tu eu l'impression que ce livre était commercial?
Oui, on reproche à Bragelonne de vouloir vendre!!! (il me semble logique que, pour vivre, une maison d'édition vende!)
Je trouve parfois les gens du cafard cosmiques (autant les chroniqueurs que les gens du forum) un peu pédants, voire élitistes ( grosso modo, si c'est commercial c'est pas digne d'étre lu)...
Je ne jugerai pas Bragelonne, les seuls bouquins que j'ai d'eux c'est justement ceux de Hamilton.
Je ne pense pas que cet auteur soit commercial, il est peu connu en France et il fait du space opéra, ce qui n'est pas très répandu (chez nous) alors que la fantasy marche mieux (et c'est la majorité du catalogue de Bragelonne).
Je doute que la décision de le traduire soit motivée par la perspective de faire de grosses ventes...
Je déterre un peu, mais c'est ta faute, Gordien.
Concernant Brage, même si je n'ai pas lu énormément d'auteurs chez eux, c'est à fois du bon. Brent Weeks, Scott Lynch, Patrick Rothfuss, David Gemmell, Richard Morgan (chez Milady), j'en demande encore.
Pour ce qui est d'être commercial, je dirais oui mais pour la collection bit-lit de Milady qu'Amazon essaie de me vendre depuis quelques temps en me certifiant qu'il s'agit des meilleures ventes de fantasy, ce que j'ai du mal à croire.
D'une certaine façon, ça ne me dérange pas qu'un éditeur puisse faire du commercial, à condition que ce soit clairement identifié (pour que je puisse l'éviter) et qu'il continue à publier de parfaits petits bijoux par ailleurs.
Pour Hamilton (dont il est quand même question ici !) je ne vais pas tarder à découvrir et j'en trépigne d'impatience !
Brage a l'air de brasser large. Autant le top que les fonds de tiroir... J'ai lu quelques critiques sur leur ligne éditoriale parfois un peu assassines...
Je n'ai toujours pas plus de Brage qu'il y a 3 ans (précédente réponse), donc je ne jugerai toujours pas...
Ça n'a pas grande valeur, mais je note quand même que sur Amazon, dans les 20 meilleures ventes sf chez Milady, il y a 10 Hamilton et 3 Morgan.
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