
Alors que les guerres napoléoniennes font rage, le jeune capitaine Will Laurence fait une découverte qui va changer le cours de sa vie. Son vaisseau vient en effet de capturer une frégate française et sa cargaison : un œuf de dragon très rare. Les dragons sont utilisés dans les combats aériens par la plupart des nations. Mais celui que va découvrir Will n'est pas tout à fait comme les autres...
Il y a quelques mois, je me suis inscrit sur Babelio, site ou les particuliers mettent en ligne leur bibliothèque personnelle avec possibilité d’écrire des critiques, de noter les livres sous formes d’étoiles, de laisser des citations. On peut également voir qui partage les mêmes lectures, débattre sur un forum (pas très vivant par contre…). Bref, un site sympa.
Mon inscription à ce site ajouté au fait que je tiens ce petit blog m’a permis de participer à Masse Critique. Le principe : on choisi dans une liste un ou plusieurs livres que l’éditeur nous envoie gratuitement, si on est tiré au sort. En échange, on s’engage à laisser dans un délai d’un mois après réception du livre une critique à la fois sur Babelio et sur son blog personnel.
J’ai pu ainsi recevoir chez moi Téméraire 1 – Les dragons de sa majesté, de Naomi Novik, qui, comme Jonathan Strange & Mr Norell (cf ci-dessous), était précédé d’un buzz des plus flatteurs. Pensez donc ! A peine sorti, acheté par Hollywood !
Alors qu’en est-il ?
Je résumerai mon sentiment ainsi : je serai adolescent, j’aurai trouvé ça trop génial.
Attention, je ne dénigre en aucune façon nos amis adolescents ! Comme beaucoup de personnes, j’ai été adolescent. Mais j’ai maintenant passé trente ans (de peu, mais quand même, sniff) et ce que j’ai lu avec ce livre ne me suffit plus. L’écriture n’est pas mauvaise, elle est juste banale, plate, sans saveur. Elle remplit quand même le strict minimum du boulot : ne pas ennuyer. Et oui, on ne s’ennuie pas, c’est pas désagréable à lire. Mais c’est tout. Et comme je le disais, il m’en faut plus pour vraiment m’accrocher. Je lis ça d’un intérêt poli.
Les personnages sont également sans relief, voire inintéressants. Le héros, Will Laurence, est fade, et même assez chochotte. Pour être honnête je pense que l’auteure a voulu montrer qu’un homme de cette époque était prisonnier de conventions sociales très fortes, mais quand toutes les dix pages le héros pâlit et manque de défaillir parce qu’une femme met des pantalons ou dit bonjour sans baisser les yeux, moi je me dis « quelle tarlouze ! »…Mais bon, il est honnête, épris de justice et courageux. Pffff…bonjour le cliché ! A quand un héros vraiment malhonnête, méchant, violent (vive Evangelisti et son Nicolas Eymerich, antipathique, tortionnaire et intégriste !!!).
Les personnages secondaires sont pas mieux lotis. Mêmes les dragons ! Ils font que bouffer !Evidemment le dragon du héros, s’il n’est pas le plus gros, est le plus beau, le plus fort, le plus intelligent…(attendez je finis de bailler).
Pourtant, le background est excellent : des dragons comme partie intégrante de notre monde, depuis toujours. L’époque où se situe le roman est propice à frapper l’imagination : les grandes batailles napoléoniennes avec des dragons ! Boudiou ! Ça, ça me parle, ça m’excite même ! L’histoire que Naomi Novik nous raconte n’est pas pire qu’une autre, classique, et il faut quand même attendre la fin pour avoir une grosse scène de combat, très visuelle. A l’écran ça peut bien rendre, pour peu qu’une personne compétente soit aux commandes.
Au final, un roman sans surprises mais qui se lit sans déplaisir et rapidement, clairement destiné aux ados, et même aux jeunes ados de 15 ans maximum (j’ai pas eu l’impression qu’en France il ait été vendu comme tel). C’est dommage car avec une telle toile de fond, un écrivain avec plus de personnalité aurait pu faire un vrai bon roman.
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